La réflexion sur l'avenir
se nourrit aussi des affaires
La conférence du Conseil interprofessionnel des vins du Languedoc a situé les enjeux

• 5 000 visiteurs, dont 25 % d'étrangers. Pour Vinisud 2 000, le compte est déjà bon. D'autant plus qu'hier, le rythme n'a rien perdu de son intensité. Et si lundi, ce sont surtout les étrangers qui se sont intéressés aux productions du Languedoc-Roussillon, mardi, les clients traditionnels s'y sont ajoutés. Si bien que les avis vont dans le même sens : Vinisud a bien grandi, il a soigné soit look, mais il n'a rien perdu de cette convivialité qui fait sa différence.

L'affluence ne se dément pas
Les femmes, actrices de l'économie viticole
Une analyse édifiante du marché mondial
Communication et promotion nécessaires

   Et, si l'on en croit, ce jeune viticulteur des Côtes de Thongue dont c'était la première. participation les contacts établis dès le premier jour laissent espérer des affaires bien concrètes d'ici peu. La cave de l'Ormarine, elle, a fait mieux puisque dès lundi soir, après l'extinction des feux, des contrats ont été signés. Le Picpoul de Pinet a le vent en poupe. Comme vinisud qui remplit les parkings, mobilise les hôtels et fait tourbillonner les taxis. Comme quoi le vin peut induire une économie parallèle. En plus de la sienne propre, dont les facelles sont multiples.
   Tenez, la conférence d'hier

tout venant, sous l'appellation cépage. Et donc de batailler sur les prix.
    Les appellations d'origine contrôlée, qui intéressent tout particulièrement le CIVL et son directeur Bernard Devic, sont moins concurrencées à l'international. Mais elles souffrent de plusieurs manques, tant en matière de mise en valeur de leur spécificité et de leur qualité qu'au niveau de la promotion et de la communication qu'il faut, désormais, concevoir puissantes. Pour pénétrer ces marchés extérieurs et faire face à la concurrence intérieure.
    Bref, comme le souligne Bernard Devic avec passion, le Languedoc-Roussillon viticole, comme il l'a fait pour mettre Vinisud sur orbite doit se retrouver, toutes chapelles confondues, au coude à coude pour investir et faire passer son message partout. Parce que dans ce monde où rien n'est jamais acquis, l'avenir est un combat permanent. Bref, salon d'affaires, Vinisud nourrit aussi la réflexion.

L.L

matin, consacrée aux femmes et au vin. D'accord, la parité est à la mode. Mais c'est vrai que les femmes s'impliquent de plus en plus dans les métiers de la vigne. De l'exploitation des terroirs aux conseils distillés aux tables gourmandes par des sommelières averties. Comme les œnologues féminines qui contribuent, au moins au même titre que les hommes, à l'élaboration de vins de qualité.
    La recherche de la qualité, d'ailleurs, le Languedoc-Roussillon s'en est fait une ligne de conduite.
Paritairement, a-t-on envie de dire, à la lecture de l'analyse des filières concurrentes et des stratégies des douze principaux pays producteurs de vins dans le monde.

Le Nouveau Monde fait son trou

Réalisée par le cabinet Ernst et Young, elle fut dévoilée hier après-midi par le Conseil interprofessionnel des vins du Languedoc. Plus qu' intéressante, édifiante ! Surtout en termes de prospective.
    C' est acquis, la production - de vins de cépages surtout - progresse régulièrement (et rapidement) dans l'hémisphère sud. Sans être inquiétantes, ces données ne doivent pas être perdues de vue. Surtout que ces pays du Nouveau Monde font preuve de beaucoup d'agressivité et de dynamisme dans les échanges internationaux.
Avec toujours en exergue les vins de cépages, servis par des législations nettement moins rigoureuses qu'en France.
   Ainsi, aux Etats-Unis, il suffît qu'un cépage soit majoritaire (51 %) pour que le vin ait droit à la dénomination.
En France, le cépage doit être unique. Résultat, la formule américaine permet d'écouler du