Grande médaille pour le "Carte Noire"

Belle vendange au Québec pour la cave de l'Ormarine
Nouvel atout à l'export : la coopérative de Pinet distinguée à Montréal

A Pinet, le parking de la cave de l'Ormarine a pris son rythme d'été. Un ballet incessant et régulier de voitures aux immatriculations les plus diverses y transforme le caveau de vente en une sorte de ruche ou chacun vient ici jouer les abeilles de service. A ceci près que, plutôt que d'alimenter la ruche, les abeilles en question viennent surtout se servir et repartent le coffre copieusement garni de cartons de bouteilles frappées aux couleurs de l'Ormarine.
La vente directe au caveau n'est pas quantité négligeable pour les coopérateurs. En outre, elle procède d'une image de marque, d'une convivialité reposant sur un contact direct fidélisant la clientèle et illustre évidemment ce tourisme d'arrière-pays qui met en valeur le patrimoine et le savoir-faire de la viticulture locale. Cette compétence sera d'ailleurs fêtée comme il se doit le 31 juillet prochain lors de la fête de l'Ormarine, une journée mêlant dégustation et intronisation qui devrait réunir autour d'un même verre vacanciers et producteurs.


Une politique de vente agressive et diversifiée.





Sous le feu des médias.






Le "Carte Noire" emporte la mise devant 850 autres vins..



200000 bouteilles vers le Canada.

Et qui permettra aussi d'apprécier les nouvelles améliorations esthétiques actuellement en cours sur la façade "historique" de la coopérative.Pour autant, la santé économique de la coopérative de Pinet ne saurait se satisfaire de cette commercialisation-là. Cyril Payon, son directeur depuis six ans, sait mieux que quiconque ce que cela veut dire en termes de recherche de marchés : "Avant, on attendait le client, et les soucis n'étaient que techniques. Maintenant, il faut se bouger". Et pour ce qui est de ce bouger force est de reconnaître que l'intéressé, qui par ailleurs vient d'accéder à la présidence régionale de l'Union des Oenologues de France,
Cyril Payon, directeur de la cave : "Cette médaille nous conforte sur le marché canadien".
ne manque ni de talent ni d'énergie et que la belle santé affichée par la coopérative pinétoise n'est pas étrangère à son dynamisme. Dernier "coup" en date, celui que la cave vient de jouer de l'autre côté de l'Atlantique. Un coup gagnant pour le moins grâce à l'une des valeurs sûres de la cave, son Picpoul "Carte Noire".Au Canada, se tient tous les deux ans un concours international intitulé "Les sélections mondiales de Montréal". Si l'épreuve n'est pas spécialement connue en Europe, elle revêt une importance capitale chez les canadiens ou tous les vins étrangers sont référencés, notamment par la société des Alcools du Québec (SAQ) organisatrice de ces sélections. Du 2 au 8 juin, ce concours a donc rassemblé à Montréal des jurés internationaux qui ont eu la lourde tâche de désigner les vins médaillés. Pas moins de 2700 produits du monde entier étaient soumis à leurs papilles d'experts, les prix étant décernés ensuite par catégories de vins.
Le Picpoul Carte Noire était en compétition dans la catégorie des vins blancs secs ou pas moins de 850 productions postulaient à la victoire. Une présence très valorisante pour l'ambassadeur de la cave de l'Ormarine, lequel est déjà référencé depuis deux ans au Canada. Mais cette fois-ci, Pinet a décroché le jackpot. Car à l'heure du palmarès final, c'est le Picpoul qui s'est vu décerner la "Grande médaille des sélections mondiales".

Un impact médiatique et commercial inespéré comme a immédiatement pu le constater Cyril Payon, qui était présent à Montréal, invité en qualité de juré, et qui, du coup, a fait "la une" en recevant cette grande médaille. Presse, télévision, soirée de gala, le "Carte Noire" a tenu la vedette et va maintenant toucher les dividendes de cette consécration.
Car la Grande médaille s'accompagne d'un référencement automatique pour les deux années qui viennent. Ce qui signifie que la SAQ, qui a un monopole d'achat sur les vins au Québec va commercialiser massivement l'appelation pinétoise. En matière d'export, les comptes sont faciles et agréables à faire du coté de Pinet. De 100000 bouteilles actuellement expédiées de l'autre coté de l'atlantique, les commande devraient théoriquement monter à 200000. "Déjà, nous venons de recevoir une commande supplémentaire de 40000 bouteilles" se réjouit Cyril Payon qui, au mois d'août, accueillera une délégation québécoise des vendeurs de la SAQ. Egalement primée en février à Paris lors des "Vinalies Internationales", la cave de l'Ormarine continue donc à conjuguer avec bonheur vente "àla maison" et exportation. Bon pour le moral. Bon pour l'économie.

E.O.