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"La météo est
parfaite jusqu'à présent. La qualité, elle, est
hétérogène : en zones de garrigues, on a un début
de sécheresse et donc de petits grains. Là où les
terres sont plus profondes, les raisins sont plus équilibrés."
Ce sont les premières impressions de Cyril Payon, le directeur-oenologue
de la cave coopérative de l'Ormarine à Pinet, sur la campagne
de vendanges 2001 qui s'est ouverte il y a une semaine ici. "Sur
les premières parcelles récoltées, on a beaucoup
moins d'apports que l'an dernier. Mais ce n'est pas significatif. Cela
dit, nous nous attendons à voir des rendements en recul et on
devrait avoir une récolte de l'ordre de 50000 à 55000
hectos sur les 850 ha, soit une moyenne de 59 hl à l'hectare",
ajoute-t-il.
Les degrés sont bons mais pas exceptionnels
L'acidité est très basse
Des rendements en recul
Ouverture précoce pour le piquepoul
6 hectares déclassés |
En ce qui concerne la qualité,
les degrés sont bons "mais pas exceptionnels"
et , chose déjà constatée en d'autres lieux,
l'acidité est très basse cette année. Enfin,
avec la chaleur de ces derniers jours, on assiste à une
concentration des baies. Leur volume a diminué jusqu'à
50 % dans certains cas!
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"Il fait beau, on a donc commencé
à vendanger. Mais on ne se presse pas. La maturité est
là en sucre mais pas au niveau des polyphénols, qui feront
la complexité des vins", indique pour sa part Henri
Coulet, le président de la cave.
Le tout est de trouver le bon compromis entre les degrés
et la fraîcheur, surtout que le cépage piquepoul est le
plus important à l'Ormarine : il représente 50% des blancs
et 30% du total des apports. "La basse acidité de cette
année, ce n'est pas plus mal, estime Cyril Payon. Le Piquepoul
est un cépage très acide. Mais on va le ramasser à
12-12.5 degrés pour garder de la fraîcheur sinon il sera
trop rond, trop gras et ce ne sera plus sa typicité". La
vendange du piquepoul sera donc
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Cyril Payon (à gauche), le
directeur de la cave de l'Ormarine, s'attend à des rendements
en baisse par rapport à l'an dernier.
La récolte devrait être de l'ordre de 50000 hectos
contre 58000 lors des vendanges 2000.
Outre le fait que la coopérative s'est dotée d'un
système de réception performant,
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les coopérateurs
sont maintenant habitués à venir tour à tour,
notamment les vendanges mécaniques avant les "manuelles".
C'est pourquoi il y a rarement la queue devant le quai. Avec leurs
bennes, ils passent d'abord au carottage (contrôle des degrès
et de l'état sanitaire) avant d'aller décharger. |
Ces jours-ci, les apports
quotidiens sont de l'ordre de 200 à 220 tonnes.
En pleine vendange, ils atteindront 550 tonnes par jour. Un rythme
que le personnel de la cave attend avec sérénité.
Les prochains travaux concernant la cave elle-même seront
les peintures. |
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ouverte plus tôt que d'habitude cette année.
La politique de qualité de la cave, qui a contribué
à sa renommée, passe aussi par la visite préalable
de toutes les parcelles. Elles sont ainsi classées en différentes
catégories et cela mène à la rémunération
différenciée. "Cette année, six hectares
à priori destinés à faire de l'AOC ont été
déclassés en vins de table", déclare
Henri Coulet. L'an dernier, des voyages sont même allés
directement à la décharge! "Bien sûr,
ça ne nous fait pas plaisir de prendre ce genre de décision.
Mais nous avons un cahier des charges. Et c'est dans l'intérêt
de tout le monde de le respecter. Et finalement, les coopérateurs
le reconnaissent."
Les femmes également apportent de la rigueur, ont constaté
MM.Payon et Coulet. C'est le cas de Nathalie Billard, technicienne
viticole qui vient de Sieur d'Arques et seconde le directeur pour
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suivre le vignoble, et des quatre saisonnières
chargées des réceptions, des contrôles et
de la répartition des apports. "quand il y a des
remarques à faire, elles sont plus diplomates. En matière
de dégustation, elles ont souvent un palais beaucoup plus
fin que le nôtre", a remarqué Cyril Payon.
La cave a enregistrées des apports en début
de semaine dernière. Mais les vendanges ont réellement
commencé ce lundi, et pas à plein régime
: hier, 200 à 220 tonnes sont entrées. En "vitesse
de croisière", les apports quotidiens sont d'environ
550 tonnes. "Cela représente le maximum que nous
puissions traiter, précise le directeur. Nous sommes
avant tout une cave de blancs (75% de la production). Il faut
donc refroidir rapidement les apports, presser, débourber.
Après cela, la vinification n'est plus un problème.
Mais pour ces premières opérations, nous sommes
tenus par les
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débits des machines. Il faut donc
une organisation bien précise des rentrées".
Ainsi, une journée ordinaire
de vendange à l'Ormarine, la cave reçoit les récoltes
à la machine de 4h à 10h. C'est ensuite le tour
des "manuels" jusqu'au soir.
Thierry DEVIENNE
Peu touchée par la crise jusque-là
La
sérénité affichée à l'Ormarine
en cette période de vendanges vient aussi du fait qu'elle
s'est équipée l'an dernier d'un quai et d'un système
de répartition entièrement automatisés
et gérés par ordinateur. Cette année, elle
s'apprête à renouveler complètement son
unité d'embouteillage ( 3 millions de cols par an, dont
2.2 pour les AOC).
La récolte 2000 a été vendue à plus
de 90%. Les prix à la vente ont peu baissé et
les acomptes versés aux 290 coopérateurs n'ont
pas diminués.
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