Pinet

Les œnologues face au picpoul

• Pas moins de 64 œnologues se sont réunis dernièrement à la salle des fêtes, à l'initiative de l'Union régionale des œnologues de France, et de la cave de l'Ormarine. Cette soirée a permis de faire connaître aux professionnels la politique de la cave. La prise de conscience de l'enjeu qualitatif devient en effet un souci permanent dans la filière vitivinicole.
En amont, la cave de l'Ormarine a mis en place un système de suivi parcellaire, réalisé en partie sur le picpoul et le carignan noir, qui a été bénéfique pour les coopérateurs et la coopérative. Ces premiers ont donc adhéré et, se sentant pris en charge, ont activement participé aux actions menées.
De plus, l'Ormarine a ressenti des avantages certains, comme l'amélioration de la traçabilité du produit dès la production des raisins, et la facilité d'aide à la décision pour l'établissement du calendrier des vendanges. Ces actions, complétées par la mise en place

d'une réglementation des apports, sont le droit chemin d'une politique de qualité. L'environnement est aussi pris en compte, d'où une action sur la protection raisonnée de la vigne avec l'emploi de produits phytosanitaires en fonction du risque parasitaire exclusivement, et l'emploi du produit approprié le moins toxique pour l'applicateur et l'environnement. Cette soirée a été l'occasion de sélectionner parmi huit cuvées de picpoul celle qui sera sacrée "cuvée de l'an 2000". L'analyse de la somme des rangs des huit jurys a permis de déterminer la cuvée élite de la soirée. Cette cuve de 357 hectolitres est issue de picpoul ramassé mécaniquement à la mi-septembre. Les commentaires de dégustation ont abouti à ce constat: " Ce vin est fin, expressif, élégant et représentatif de l'évolution qualitative, des vins de l'appellation. " La soirée a permis de nombreux échanges, autour d'un apéritif où la Cartagène s'est

associée à la Carte noire et au Duc de Morny, puis au cours d'un excellent repas. Les participants ont pu apprécier le soin apporté au repas. Un pari réussi pour Cyril Payon qui, avec l'aide d'Isabelle Landes, en fut le grand ordonnateur.